FOU DE BASSIN

L’eau dans la ville, du lac à la rivière, du quai à la plage, allume les plaisirs des horizons et des espaces, et fleuves, lacs, mers et ports, sont, avec les forêts, nos réservoirs d’imaginaires.

Ces surfaces d’eau, scènes vierges de théâtre, ouvrent les respirations non bâties de l’urbain et emportent le citadin comme à la lisière de la jungle des villes.

Pour la compagnie ilotopie, l’eau est un nouveau champ d’expérience pour un théâtre contemporain s’exubérant dans l’énergie d’un élément primordial. Avec l’eau, toutes les mythologies sont déjà là, en nous.

Mais le futur fait signe aussi, du surf à la cité lacustre, des énergies nouvelles aux craintes de pénuries, des déluges aux demandes d’eau-delà.

En résolvant les innombrables difficultés techniques pour permettre à l’acteur de garder ses forces expressives et sa liberté de mouvement sur l’élément liquide, nous avons aussi compris que sur l’immensité aquatique, chaque image vivante est arrachée à son improbabilité et fabrique un nouveau mythe, d’un seul geste et d’un seul comportement.

Ainsi une « pièce d’eau » est née avec 15 acteurs et des milliers de spectateurs : Fous de Bassin.

Baigné par l’écriture musicale originale de Phil Spectrumce spectacle de nuit emporte l’esprit, quand un simple quotidien urbain, entre voiture et lampadaires, promeneuses et bicyclette, bascule en des scènes de déraison et quand le sensé s’évapore au profit d’un autre monde ; acteurs-chimères, joutes de feux, envolés musicales et mécaniques incandescentes vont alors, à coups de magistrales touches de lumières, de couleurs et de détonations, tracer la condition éphémère, dramatique et utopique de l’homme.

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